Renault bouscule le marché : entre l’arrivée imminente de la Clio 6 et le triomphe de la R5

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L’offensive de Renault ne passe pas inaperçue. Alors que le constructeur français vient de lever le voile sur sa très attendue Clio 6 lors du salon de l’automobile de Munich, le 8 septembre dernier, il confirme simultanément sa capacité à réinventer les icônes avec le succès commercial singulier de la R5 électrique. Entre une hybride polyvalente qui promet de faire date et une électrique qui réconcilie enfin les puristes avec la batterie, la marque au losange semble avoir trouvé la formule pour toucher la corde sensible des automobilistes.

La Clio 6 : métamorphose d’un best-seller

Qui n’a pas, un jour ou l’autre, pris le volant d’une Clio ? Trente-six ans après le modèle originel, la citadine préférée des Français s’apprête à entamer un nouveau chapitre. Présentée en grande pompe outre-Rhin, cette sixième génération affole déjà les compteurs sur les réseaux sociaux, bien avant sa commercialisation prévue pour janvier 2026. Ce qui frappe d’emblée, c’est ce virage esthétique audacieux. Fini la timidité : la nouvelle venue adopte une calandre élargie et un capot plongeant, lui conférant, avec sa ligne de fuite arrière retravaillée, des airs de petit coupé sportif.

À l’intérieur, la révolution est tout aussi palpable. L’habitacle délaisse l’ambiance classique pour une atmosphère résolument technologique, dominée par une large dalle incurvée qui fusionne l’instrumentation et l’écran central indispensable. Les bandeaux lumineux viennent parfaire cette modernisation, suscitant l’enthousiasme de la twittosphère où les qualificatifs élogieux, à l’image d’un « MA-GNI-FI-QUE » repéré sur X, se multiplient.

Côté technique, Renault joue la carte du pragmatisme performant. Pas de tout électrique ici, mais une motorisation hybride sans recharge promettant jusqu’à 1 000 km d’autonomie. Avec un coffre de 391 litres et pas moins de 29 aides à la conduite, elle vise juste. Proposée dès 20 000 euros en trois finitions — Évolution, Techno et Esprit Alpine — elle semble armée pour conserver sa couronne.

La R5 : l’électrique qui a une âme

Si la Clio mise sur la continuité thermique et hybride, la R5, elle, réussit un tour de force sur le segment souvent aseptisé de l’électrique. Trop chères, sans âme, ennuyeuses… les critiques habituelles envers les véhicules à batterie volent en éclats face à ce modèle. C’est une véritable anomalie statistique : la R5 parvient à convertir même les « bagnolards » les plus réfractaires.

Depuis que les premiers modèles ont quitté l’usine de Douai, dans le nord de la France, l’engouement est palpable et traverse même la Manche. En neuf mois, des milliers de Britanniques ont craqué pour la citadine néo-rétro. Plus surprenant encore est le profil de ces acheteurs. Dans un marché dominé par le leasing, la location longue durée ou les véhicules de fonction — des mécanismes qui protègent habituellement le conducteur de la dépréciation brutale des électriques — la majorité des R5 immatriculées outre-Manche sont achetées comptant.

Le retour de l’achat « coup de cœur »

Ce phénomène marque une rupture. Près de 9 000 unités sont déjà sorties des chaînes de production de Douai depuis le printemps dernier, et le carnet de commandes ne désemplit pas : 3 000 véhicules sont actuellement en attente de fabrication, créant des délais pouvant atteindre douze semaines pour certaines configurations.

Certes, nous ne sommes pas encore sur les volumes d’une Tesla Model Y, mais la nature de la demande a de quoi rassurer l’état-major de Renault. Ces 3 000 commandes en attente émanent majoritairement de clients particuliers. Ce sont des automobilistes qui se déplacent en concession, configurent leur véhicule de A à Z — couleur, finitions, options — et signent un chèque. Une démarche passionnelle qui contraste radicalement avec la logique de flotte ou de stock qui représente habituellement sept voitures électriques neuves sur dix.

En jouant sur deux tableaux — la modernisation de la légendaire Clio et la réinvention électrique de la R5 — Renault prouve que le design et l’émotion restent, en 2026 comme hier, les meilleurs leviers pour déclencher l’acte d’achat.

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